Qui se cache derrière Om Yogaia?

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Je m’appelle Aurélie, jeune trentenaire (ou presque) issue d’une famille ordinaire du Nord-Pas-de-Calais, vivant sa passion du yoga à 200%. Vous vous demandez peut-être ce qui m’a amenée à devenir professeur de yoga aussi jeune?!

Voilà mon histoire!

 

Lorsque j’étais enfant, tout allait bien,j’étais heureuse et ne me posais pas de question sur le sens de la vie, je vivais simplement les choses comme elles se présentaient. J’étais dans ce que j’appelle l’ici et maintenant, ce que tant d’adultes ne parviennent plus à vivre. Je voulais toujours être la première en tout pour faire plaisir à mes parents, et j’y arrivais donc tout allait bien. J’étais sportive et casse-coup, mais en même temps timide et réservée au premier abord, légèrement garçon-manqué.

Pendant l’adolescence, mon petit monde a changé. Le collège était plus difficile et j’avais un peu plus de difficultés, mon corps changeait également. Je supportais assez mal tout ces chamboulements, et n’arrivais plus à être la première en tout. J’ai commencé à être régulièrement malade, et personne ne comprenait pourquoi. J’avais aussi des douleurs aux genoux, mais aucune raison physique non plus. Finalement, j’ai été envoyé pendant plusieurs jours à l’hôpital, ou on s’est aperçu que ce j’avais, c’était « juste »du stress, et je commençais à avoir un ulcère à l’estomac (je n’avais alors que 13 ans).

Une fois compris ce qu’était le stress, et pourquoi j’étais dans cet état, j’ai commencé à évoluer tout doucement. Mes résultats scolaires chutaient, et je le vivais mal mais je commençais à me faire une raison. Mon médecin m’avait conseillé de faire du yoga, mais dans l’idée que je m’en faisais à l’époque, c’était quelque chose pour les personnes âgées, et je ne voulais pas du tout en faire. A la place, je suis devenue arbitre de football. Mon stress était à son comble à cette époque, car je ne me sentais pas apte pour cette fonction (15 ans), mais j’ai finalement pris mes marques, et j’ai appris à surmonter ma timidité pour m’affirmer de plus en plus.

J’ai continué mon petit parcours tranquillement, et j’étais attirée par les personnes qui étaient mal dans leur peau, ou avec des problèmes familiaux, etc. Maintenant je comprends que j’avais une tendance à l’empathie, et donc à « comprendre » ce que les gens ressentaient. J’arrivais parfois à les soulager en parlant avec eux mais ça me prenait énormément d’énergie. A côté de ça, j’ai eu à surmonter plusieurs deuils difficiles, ce qui m’a demandé d’effectuer un très important travail sur moi.

Puis je suis arrivée à la fac de sport de Calais, ou j’ai passé une licence de sport adapté pour la santé, pour donner des cours de sport dans des centres sociaux, maisons d’arrêts, etc. Mon objectif était d’aider ces personnes par le sport. Pour approfondir mes connaissances, j’ai poursuivi mes études à l’université des sport de Lille, ou j’ai eu la chance d’avoir une initiation au Hatha Yoga. J’ai eu en quelque sorte une révélation. Comme j’étais encore très stressée à l’époque, ça m’a beaucoup aidé, et un jour j’ai croisé le chemin d’une professeur d’ashtanga yoga à Montauban, Anais (vous pouvez si vous le souhaitez la découvrir en vous rendant sur sa page facebook Yoga Equi’libre by Mysticanais), celui que j’enseigne aujourd’hui. Ça a tellement changé ma façon de voir la vie, en apprenant notamment à relativiser, à comprendre que parfois le corps parle quand on n’arrive pas à comprendre que quelque chose ne va pas dans notre vie, et qu’il faut l’écouter à ces moments là. Malheureusement je ne le savais pas quelques années plus tôt! Mieux vaut tard que jamais.

Au début, je ne voyais dans le yoga que des exercices (postures) d’étirement, et je trouvais ça génial et reposant. C’est seulement par la suite que j’ai vu l’autre côté de cette discipline, celui qui nous aide à aller mieux dans la vie de tous les jours, et bien plus encore. Je vous donne un exemple parmi tant d’autres: pendant longtemps, je prenais chaque critique de façon personnelle et négative, ma gorge se nouée, mon visage rougissait. J’étais par conséquent sur la défensive. Aujourd’hui je parviens enfin à prendre du recul et à comprendre que ces dernières sont bien souvent constructives et non destructrices. Mon corps ne réagit plus négativement lorsque ces situations se produisent. C’est une avancée extraordinaire qui change énormément de chose dans ma vie quotidienne, me permettant d’être plus sereine, et calme. J’ai encore quelques moment de rechute mais bien moins qu’avant. MERCI YOGA!

J’ai également lu de nombreux livres sur le yoga, mais également l’ayurveda, la médecine indienne datant de milliers d’années. Je me suis finalement décidée à passer une formation de professeur de yoga en Inde en août 2016, en me disant qu’en allant à la source, j’apprendrais autant du yoga, que de la culture du pays d’ou venait cette pratique. C’est exactement ce que j’y ai trouvé! (Si vous êtes intéressé par les nombreux chamboulements passés lors de cette formation, vous pouvez lire l’article qui lui est dédié en cliquant ICI )

 

Derrière chaque professeur de yoga se cache un élève

J’ai laissé passer un peu de temps avant d’enseigner, en commençant par donner des cours à des amis, qui ont adoré, et je me suis enfin décidée à me lancer en revenant au pays (j’étais en Ardèche avant). Et nous voilà aujourd’hui, dans cette petite salle dédiée à la pratique du yoga et du Pilates à Coulogne, et ailleurs!

Bien qu’étant formée à dispenser des cours de yoga, je reste cependant et avant tout moi aussi une élève! Car nul ne peut se dire aujourd’hui n’avoir rien à apprendre de cette discipline.  C’est une pratique de tous les jours, à vivre à chaque instant de la vie, aussi bien sur son tapis de yoga, qu’à table, qu’en allant se promener en pleine nature, ou encore en passant devant une personne dans le besoin. Le yoga, c’est bien plus qu’effectuer tout un tas de posture, ceci n’est que la partie visible de l’iceberg Yoga! Le plus important est ce que l’on apprend en pratiquant chaque jour! Parvenir à effectuer une posture parfaite n’est pas l’objectif ultime, mais c’est au contraire le chemin que l’on fait pour y parvenir! Ce chemin nous permet d’en apprendre un peu plus sur nous-même.

Comme dirait Shri K. Pattabhi Jois, le yoga, c’est 1% de théorie, et 99% de pratique.

 

Régulièrement, je me rends donc sur Paris entre autre pour assister à des workshop de yogi expérimentés comme ce fut le cas fin août 2017 avec Kino MacGregor; ou en Inde dans le fief de l’ashtanga, à la « K. Pattahbhi Jois Ashtanga Yoga Institute » (KPJAYI). Cet endroit est le centre dans lequel guruji (K. Pattabhi Jois) donnait ses cours lors de son vivant, cours repris par son petit fils, Sharat Jois.

A chaque formation, j’apprends de nouvelles choses, aussi bien sur ma pratique physique des asanas, que sur moi-même. Rencontrer des personnes merveilleuses est également une part importante de ces moments privilégiés, pouvant faire basculer encore un peu plus notre vision du monde, ou encore simplement nous rappeler ce qui est réellement important.

C’est ce que j’essaye de transmettre dans mes cours, tout en douceur, dans un cadre de bienveillance😊 Et ce qui est encore plus beau, c’est que chaque élève m’apporte énormément de par sa présence, ainsi que sa compréhension du yoga! Un beau moment de partage.

 

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